En France, 15 000 entreprises font faillite chaque année à cause de retards de paiement. La facture électronique accélère le traitement des factures, ce qui permet de réduire les délais de paiement. Une raison de plus pour adopter l’e-facture.
La facture électronique, c’est quoi ?
La facture électronique, également nommée e-facture ou e-invoicing (en anglais electronic invoicing) est une alternative à la facture papier. Rien à voir avec la facture dématérialisée qui est une facture imprimée, puis numérisée. Il est donc important de ne pas les confondre.
La facture électronique est créée, envoyée et stockée sous forme électronique. Elle respecte les normes légales et contient toutes les informations nécessaires pour être valide aux yeux de la loi.
Il existe trois types de facture électronique :
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- Structurée : données organisées, lisibles par les ordinateurs (ex. XML).
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- Hybride : mixte, lisible par humains et les machines (ex. Factur-X).
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- Non structurée : pas d’organisation, souvent nécessite une saisie manuelle.
Les avantages de la facture électronique par rapport à la facture papier
L’e-facturation est plus économique, car elle élimine les frais d’impression, d’envoi postal ou d’archivage physique. Le coût d’une facture papier s’élève en moyenne à 17 euros et le coût d’une e-facture (entrante ou sortante) est d’environ quatre euros. Sacrée différence !
La facture électronique offre des délais de traitement plus rapides, avec une transmission quasi instantanée.
Passer à la dématérialisation des factures rend le processus de transaction commerciale plus fiable. Les erreurs de saisie sont réduites et le suivi de la transmission est transparent. Cela permet d’économiser des ressources et d’éviter la mobilisation du personnel sur des tâches qui n’apportent pas de bénéfices directs à l’entreprise.
La transition vers la facture électronique présente un avantage écologique indéniable, contribuant à la préservation de l’environnement (plus besoin de papier ni de transport).
Pour Marie D., P.D.G. d’une PME, l’introduction de la facturation électronique dans son entreprise a été « un véritable changement – nous avoue-t-elle. Non seulement elle a simplifié nos processus de facturation et réduit nos coûts opérationnels, mais elle a également amélioré notre efficacité globale. Nos délais de paiement ont considérablement diminué, ce qui nous a permis de mieux gérer notre trésorerie. De plus, la transition vers la facturation électronique a renforcé notre engagement envers la durabilité environnementale, ce qui est un avantage majeur pour notre entreprise. »
15 000 € d’amende en cas de non-émission de factures électroniques
En France, l’e-facturation est déjà obligatoire pour les marchés publics depuis 2020. À partir du 1er janvier 2026, la facture électronique sera obligatoire pour toutes les sociétés. Cependant, les TPE, PME et micro-entreprises ont encore le temps de s’y préparer. Elles bénéficieront d’un délai supplémentaire et pourront faire le grand saut au 1er septembre 2027.
Il est donc impératif de veiller à respecter les normes et les réglementations en matière de facturation électronique. Les conséquences d’une non-conformité peuvent être considérables. En effet, les entreprises en infraction s’exposent à des amendes pouvant atteindre 15 000 € par an en cas de non-émission de factures électroniques ou de non-transmission des données requises à l’administration fiscale.
Pour éviter ces sanctions, il est essentiel que les entreprises comprennent non seulement les règles, mais aussi les pratiques recommandées en matière de facturation électronique.
Sources :